L’ovariectomie : indications, déroulement et conséquences

L’ovariectomie est une intervention chirurgicale consistant à retirer un ou les deux ovaires. Elle peut être réalisée pour traiter différentes pathologies gynécologiques, prévenir certaines maladies ou dans le cadre d’un traitement hormonal.

Pourquoi réaliser une ovariectomie ?

L’ovariectomie est indiquée dans plusieurs cas :

  • Tumeurs ovariennes : Lorsqu’un kyste ou une masse ovarienne est suspectée d’être cancéreuse ou présente un risque de dégénérescence, l’ablation de l’ovaire est nécessaire.

  • Endométriose sévère : Lorsque l’endométriose atteint profondément les ovaires et provoque des douleurs chroniques ou une infertilité, l’ovariectomie peut être envisagée.

  • Torsion ovarienne : Une torsion de l’ovaire, souvent causée par un kyste volumineux, peut entraîner une interruption de la circulation sanguine. Si l’ovaire est nécrosé, son ablation devient nécessaire.

  • Prévention du cancer de l’ovaire : Chez les femmes présentant une mutation génétique BRCA1 ou BRCA2, responsables d’un risque accru de cancer de l’ovaire et du sein, l’ovariectomie préventive est une option.

  • Traitement de certaines maladies hormonales : Certaines pathologies rares, comme des sécrétions hormonales excessives liées aux ovaires, peuvent nécessiter une ovariectomie.

Types d’ovariectomie :

  • Unilatérale : Retrait d’un seul ovaire, permettant de conserver la fertilité et une production hormonale.

  • Bilatérale : Ablation des deux ovaires, entraînant une ménopause chirurgicale immédiate.

  • Associée à d’autres interventions : L’ovariectomie peut être réalisée avec une hystérectomie (ablation de l’utérus) en fonction de la pathologie.

Une ovariectomie, ça se déroule comment ?

L’ovariectomie peut être réalisée par deux techniques principales :

Coelioscopie (ou laparoscopie) :

Technique mini-invasive réalisée avec une caméra et de petits instruments.

Réduction des douleurs post-opératoires et récupération plus rapide.

Laparotomie :

Chirurgie plus invasive nécessitant une incision abdominale.

Indiquée en cas de tumeur volumineuse ou de cancer.

L’intervention dure entre 30 minutes et 2 heures, selon la complexité du cas.

Conséquences et suivi post-opératoire

Récupération : Après une ovariectomie par coelioscopie, la reprise des activités normales se fait généralement en une à deux semaines. Pour une laparotomie, la récupération est plus longue.

Impact hormonal :

  • Si un seul ovaire est retiré, l’autre peut prendre le relais et assurer une production hormonale normale.

  • En cas d’ovariectomie bilatérale, une ménopause chirurgicale survient immédiatement, pouvant nécessiter un traitement hormonal substitutif.

Effets secondaires possibles : Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil et risques accrus d’ostéoporose en cas de ménopause induite.

Prise en charge et accompagnement

Un suivi médical est essentiel après une ovariectomie, notamment en cas de ménopause précoce. Des soins de support, tels que la rééducation pelvienne, la sophrologie ou l’accompagnement psychologique, peuvent être proposés pour mieux vivre les changements hormonaux et physiques.

L’ovariectomie est une intervention importante qui doit être bien préparée et accompagnée d’un suivi adapté pour préserver au mieux la qualité de vie des patientes.